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Des ressources sur la Shoah en Europe occidentale

De l’Allemagne à la France, en passant par les Pays-Bas et la Belgique, de nombreuses ressources soutenues par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah permettent de mieux comprendre les différentes formes et étapes de la persécution et de l’extermination des Juifs en Europe occidentale, entre 1933 et 1945 : législations antisémites, spoliations, exil, arrestations, internement, déportations et assassinats. Films, témoignages, archives, travaux de recherche et ouvrages documentent également la vie des communautés juives dans ces territoires, les politiques antisémites mises en œuvre par le régime nazi et ses collaborateurs, ainsi que les différentes formes de résistance, de sauvetage et de survie.

2026

Les ressources sont présentées selon un parcours géographique, de l’Allemagne vers plusieurs pays d’Europe occidentale occupés par le Reich. Cette sélection, non exhaustive, privilégie les territoires directement concernés par les politiques de persécution et de déportation mises en œuvre par l’Allemagne nazie et ses collaborateurs, à partir des projets soutenus par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah depuis sa création.

La France fait l’objet d’une section particulièrement développée, en raison du nombre et de la diversité des projets soutenus par la Fondation sur l’histoire de la persécution et de la déportation des Juifs de France. Afin de faciliter la consultation, les ressources qui lui sont consacrées sont organisées par grandes thématiques.

L’absence de certains pays ne signifie pas qu’ils n’ont pas été touchés par la Shoah, mais qu’aucune ressource issue d’un projet soutenu par la Fondation et correspondant aux critères de cette sélection n’a, à ce jour, été identifiée.


Sommaire


Allemagne

À voir

Grâce aux mots et aux parcours d'envoyés spéciaux et de correspondants permanents, ce documentaire raconte l'histoire de l'Allemagne du début du IIIe Reich. Il met en images deux mondes, celui des nazis et celui de ses indésirables, Juifs, opposants politiques…, cet "autre pays" que le nouveau régime a souhaité mettre sous silence et dont ces journalistes ont récolté les derniers témoignages, les dernières images.

À l’été 1939, une grande enquête est lancée par trois professeurs de Harvard auprès des Allemands qui se sont exilés après l'arrivée d'Hitler au pouvoir. Ce film nous fait entendre la voix de ces femmes et de ces hommes qui ont réussi à fuir à temps le pays des nazis.

Durant son enfance à Munich, entre 1929 et 1939, Edgar Feuchtwanger, un garçon juif, a habité en face du domicile d'Adolf Hitler. Neveu de Lion Feuchtwanger, écrivain renommé, auteur notamment du Juif Süss, un roman qui dénonce l'antisémitisme en Allemagne, Edgar a obtenu un visa pour la Grande-Bretagne en 1939, deux mois avant que n'éclate la Seconde Guerre mondiale.

Dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938, se déclenche une vague de violence antisémite sans précédent sur tout le territoire du Reich. Plus de 1 400 synagogues sont incendiées, des milliers de commerces et d’appartements juifs sont saccagés, des centaines de Juifs sont assassinés ou se suicident et trente mille sont déportés en camp de concentration. On appellera cela la "Nuit de Cristal", une manière de réduire l’évènement à quelques vitrines brisées. Or ces trois jours ont été un véritable pogrom, tournant majeur dans la répression des Juifs par le régime, préfigurant la Shoah.

À lire

En 1939, trois chercheurs de l’université Harvard lancent un concours visant à réunir des témoignages sur la vie en Allemagne depuis 1933. Les réponses affluent, émanant surtout de Juifs du Reich ayant réussi à fuir après les pogroms de novembre 1938.

L'historien dresse un tableau minutieux de l'organisation de ce camp de concentration de l'Allemagne nazie ouvert en mai 1936 et libéré en 1945 par les Soviétiques : la vie quotidienne des détenus, surtout des femmes et des enfants, la répression mais aussi les actes de résistance et de solidarité. ©Electre 2015

Des ressources sur la Shoah en Europe occidentale

Des Allemands passent devant la vitrine brisée d’un commerce appartenant à un Juif, détruit lors de la Nuit de cristal 
(Kristallnacht). © National Archives and Records Administration

Des ressources sur la Shoah en Europe occidentale

Pays-Bas

À voir

Au cœur d'Amsterdam, le cinéma Pathé-Tuschinski est un palais du cinéma bâti dans les années 1920. Les styles Art déco, Art nouveau et de l'École d'Amsterdam s'y mêlent. Son histoire est intimement liée à celle de son fondateur, Abraham Icek Tuschinski, déporté et assassiné à Auschwitz. 

En août 2021, l’écrivaine Lola Lafon passe une nuit dans l’Annexe du musée Anne Frank à Amsterdam, où Anne Frank et sa famille vécurent cachées entre juillet 1942 et août 1944. Cette expérience donne naissance au livre Quand tu écouteras cette chanson. Dans ce documentaire, Mona Achache accompagne l’écrivaine dans une réflexion sur Anne Frank, son Journal, sa mémoire et les traces laissées par la Shoah.

Dans ce film d’animation, Ari Folman fait revivre Kitty, l’amie imaginaire à laquelle Anne Frank adressait son journal. Convaincue qu’Anne est toujours vivante, Kitty part à sa recherche dans l’Amsterdam contemporaine. Le film met en regard l’histoire d’Anne Frank et les enjeux actuels de transmission de sa mémoire.

Affiche du film "Où est Anne Frank !"

Belgique

À voir

Dites-leur que nous sommes encore vivants examine la politique nazie de spoliation, d’exploitation et de déportation des Juifs raflés dès le début de l’Occupation en Belgique et dans le nord de la France. Le documentaire revient sur leur utilisation comme main-d’œuvre forcée dans le cadre des grands travaux menés par l’Organisation Todt, et notamment de la construction du Mur de l’Atlantique. Plus de 2 500 Juifs de Belgique sont ainsi déportés par le IIIe Reich dans différents camps de travail forcé situés le long des côtes du Nord de la France.

Spirou contre les nazis retrace le parcours singulier de Jean-Georges Évrard, dit Jean Doisy, figure méconnue mais essentielle de la Résistance belge. Militant proche du Parti communiste, discret sur ses activités clandestines, il intègre avant-guerre la maison d’édition Dupuis, au sein de laquelle il devient le rédacteur en chef du Journal de Spirou. Dès l’occupation allemande, il met cette publication destinée à la jeunesse au service d’un combat bien plus vaste : résister, informer, protéger. Mais l’action de Jean Doisy ne se limite pas à la sphère éditoriale. Cadre du Front de l’Indépendance, il participe à la presse clandestine, soutient logistiquement plusieurs réseaux résistants et joue un rôle déterminant dans le sauvetage d’enfants juifs en Belgique. Il recrute notamment Suzanne Moons, reconnue Juste parmi les Nations, qui contribuera à mettre à l’abri environ six cents enfants menacés de déportation. 

Affiche du documentaire Spirou contre les nazis

France

Les nombreuses ressources soutenues par la Fondation permettent de documenter les différentes étapes de la persécution des Juifs en France : législation antisémite, arrestations et rafles, internement, déportation, mais aussi résistance, sauvetage et parcours des enfants cachés.

Le régime de Vichy et la persécution des Juifs

À voir

La mémoire de la collaboration et des crimes de Vichy a été l’objet d’une longue rémanence. Jusqu’au discours historique de Jacques Chirac en 1995, Vichy a toujours été considéré par le pouvoir comme "une parenthèse de l’Histoire" dont la France ne pouvait être tenue pour responsable.

À lire

Dans cette remarquable synthèse sur la persécution des Juifs sous l’Occupation, Laurent Joly s'attache à éclairer les logiques, parfois contradictoires, à l'œuvre au sein de l’appareil étatique. S'appuyant sur de nombreuses sources inédites, il retrace l'histoire des persécutions au plus près des exécuteurs, des victimes et des témoins.

La persécution des Juifs dans la zone libre culmine avec la déportation des Juifs étrangers en août 1942. Un changement important survient après l'invasion de la zone sud, le 11 novembre 1942. Le gouvernement de Vichy commence à "traîner la patte". De leur côté, les Allemands doivent faire face à leur méconnaissance du terrain et de la langue française, et sont accaparés par des problèmes d’ordre militaire, laissant peu d’effectifs disponibles pour la "chasse" aux Juifs. Ils décident de faire appel à des membres de la pègre locale.

"La France aux Français" : ce fut l’une des premières mesures mises en œuvre par le gouvernement de Vichy avec la loi du 22 juillet 1940, qui prévoyait de réviser la naturalisation de tous les Français naturalisés depuis 1927. Plusieurs centaines de milliers de personnes, 1 million peut-être, étaient visées et, même s’ils n’étaient pas cités dans le texte de la loi, les Juifs en premier lieu.

À partir d’une étude d’une ampleur inédite dans les archives, Claire Zalc livre une puissante analyse des effets de cette loi, depuis son application par les magistrats de la commission de révision des naturalisations, les préfets et les maires, jusqu’à ses conséquences pour ceux qui l’ont subie et se sont vus retirer la nationalité française.

Élèves au Lycée Janson de Sailly, ces enfants et adolescents juifs furent contraints à la clandestinité, arrêtés ou déportés et souvent assassinés à Auschwitz. À partir d’archives inédites, cet ouvrage retrace leurs parcours bouleversés par les lois antisémites promulguées par le régime de Vichy et redonne vie à ces jeunes destins marqués par la guerre.

Dans la France de 1940 à 1944, les livres sont pillés. À la différence des archives des ministères et des musées, peu de bibliothèques publiques sont l'objet du pillage par l'occupant, à l'exception des alsaciennes et des mosellanes. Le vol de masse, nazi mais aussi vichyste, frappe en revanche, dès juin 1940, les bibliothèques institutionnelles – juives, slaves, maçonnes – mais aussi privées.

Cet ouvrage constitue un apport inédit aux connaissances sur la spoliation des Juifs d'Algérie, un phénomène historique dont Jean Laloum établit ici la dimension dans toute son ampleur grâce à de nombreuses sources et une très riche iconographie.

Dans sa thèse publiée en allemand, Janine Doerry étudie la situation des prisonniers de guerre juifs de France et de leurs familles internés à Bergen-Belsen pendant la Seconde Guerre mondiale, retrace leur parcours et analyse la construction de la mémoire particulière de ce groupe de prisonniers.

Couverture du livre de Laurent Joly "L'État contre les Juifs"
Couverture de l'ouvrage "Vichy, la Pègre et les Nazis. La Traque des Juifs en Provence"

Les rafles

À voir

Le 14 mai 1941, 3 700 hommes sont arrêtés à Paris lors de la rafle du "billet vert" et transférés dans les camps de Beaune-la-Rolande et de Pithiviers. 400 d’entre eux seront envoyés défricher et remettre en exploitation quatre fermes de Sologne isolées. En juillet 1942, tous ces hommes seront déportés par les Allemands, quelques-uns ont réussi à s’évader avec la complicité de fermiers voisins.

Joseph, ses copains, leurs familles, vivent dans Paris occupé jusqu’à ce matin du 16 juillet 1942, où leur vie bascule. Plus de 13 000 Juifs sont alors raflés par les autorités françaises. D'abord entassées au Vélodrome d’Hiver, les familles sont internées au camp de Beaune-la-Rolande.

En août 1942, 11 000 hommes, femmes et enfants juifs, réfugiés dans le sud de la France sous l’autorité du régime de Vichy, sont arrêtés par des policiers et des gendarmes français au terme de rafles préparées par des fonctionnaires français. Ce documentaire reconstitue les modalités de ce crime.

Le 6 avril 1944, sur ordre de Klaus Barbie, quarante-quatre enfants juifs et sept éducateurs de la colonie d’Izieu sont arrêtés par la Gestapo et déportés. Aucun de ces enfants âgés de 4 à 16 ans ne reviendra.

À lire

S'appuyant sur de nombreux témoignages et sur ses recherches dans les archives administratives - en particulier dans les dossiers d'épuration des agents de la Préfecture de police de Paris -, Laurent Joly livre une étude historique inédite de la rafle des 16 et 17 juillet 1942.

  • Évadée du Vél' d'Hiv' - Anna Traube (collection "Témoignages de la Shoah" FMS/Le Manuscrit) - disponible en version numérique

Anna Traube a vingt ans quand elle est arrêtée le 16 juillet 1942, lors de la rafle du Vél’ d’Hiv’, tandis que son frère et sa mère échappent aux policiers venus les arrêter. Bien que seule, Anna se retrouve enfermée au Vélodrome d’hiver où sont entassées les familles juives dans des conditions lamentables.

Au matin du 6 avril 1944, la Gestapo de Lyon et l’armée allemande raflent les 44 enfants et 7 adultes juifs présents à la colonie d’Izieu. Au sein de ce refuge temporaire, ils réapprenaient à vivre après plusieurs mois d’internement ou une séparation brutale d’avec leurs familles. De ces enfants, il reste des dessins, des lettres, des témoignages et un exceptionnel ensemble de photographies réunies ici pour la première fois.

À écouter

À l'occasion des 80 ans de la rafle du Vél' d'Hiv', France Culture diffuse une série documentaire réalisée en partenariat avec le Mémorial de la Shoah. Des rescapés de la rafle y livrent leur témoignage.

Ça s'est passé ici. Les Parisiens racontent la Shoah est une série sonore qui s'écoute en ligne et raconte l’Histoire là où elle a eu lieu en donnant la parole - grâce aux archives - à ceux qui l'ont vécue. Rafles, arrestations et sauvetages sont racontés au plus près des lieux de ces événements tragiques. 

À travers l’analyse des situations régionales à Lille, Lyon, Marseille, Paris et Toulouse, cette rencontre met en lumière la diversité de la résistance juive en France et son impact dans la survie des Juifs persécutés.

La Rafle du Vel d'Hiv, livre de Laurent Joly
Affiche du film Les Rafles d'août 1942 en zone libre

Les camps d’internement en France

Drancy, principal camp de transit des Juifs déportés de France

À voir

Co-écrit par l'historien Michel Laffitte, ce documentaire retrace l’histoire du camp dans sa globalité et rend compte du destin des Juifs qui y furent internés. Il présente des documents d'archives, des témoignages de rescapés et l'éclairage de plusieurs historiens.

Le camp de Drancy, au nord de Paris, fut le point de départ de 63 170 des 76 000 Juifs déportés de France. Moins de 3 % survécurent. L’histoire de ce camp est ici racontée par les internés eux-mêmes. Des séquences d’archives retracent le contexte politique et le rôle de la collaboration.

À lire

Cette bande dessinée est adaptée du Journal de Georges Horan-Koiransky. Arrêté en juillet 1942 à son domicile de Boulogne-Billancourt après une dénonciation, il est interné à Drancy jusqu’en mars 1943. Sur place et malgré les risques encourus, Georges Horan-Koiransky réalise plus de quatre-vingts croquis racontant la vie quotidienne du camp. Ses dessins, exfiltrés clandestinement, récupérés par son épouse, constituent un témoignage exceptionnel sur le quotidien des internés à Drancy.

Cette bande dessinée retrace le quotidien des internés de la cité de la Muette à Drancy : privations, mauvais traitements et humiliations, mais aussi entraide et solidarité. À travers plusieurs trajectoires individuelles, les auteurs restituent la vie dans ce camp devenu le principal lieu de rassemblement des Juifs déportés depuis la France.

S'appuyant sur des archives et des témoignages souvent inédits, Annette Wieviorka et Michel Laffitte livrent ici une synthèse historique sur le camp de Drancy, près de Paris. Drancy fut l'un des lieux les plus emblématiques de la persécution des Juifs de France durant la Seconde Guerre mondiale car la majeure partie des Juifs déportés a transité par ce camp. Au total, 80 000 personnes juives ou considérées comme telles y ont séjourné d'août 1941 à août 1944.

Le camp de Drancy

L'internement de Juifs au camp de Drancy, août 1941 © Bundesarchiv, Bild 183-B10816

Couverture du livre "Le dessinateur de Drancy"

Les camps du Loiret : Pithiviers et Beaune-la-Rolande

À consulter en ligne

Les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande sont ouverts en 1941 par l'administration française pour interner les hommes juifs arrêtés lors de la rafle du billet vert. À l'été 1942, ils accueillent également des milliers de personnes arrêtées lors de la rafle du Vél' d'Hiv'. Cette page rassemble films, témoignages, publications et lieux de mémoire permettant de documenter l'histoire des internés et déportés passés par les camps du Loiret.

  • Lestemoins.fr : un site qui présente les témoignages d’internés des camps de Beaune-la-Rolande et Pithiviers

Le Cercil - Musée mémorial des enfants du Vél’ d’hiv’ a recueilli et mis en ligne 142 témoignages d’internés des camps de Beaune-la-Rolande et Pithiviers, accompagnés de nombreux documents d’archives. Ce projet a été réalisé avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah

À lire

Cette édition critique des lettres de l’internement de Jules-Yoël Geller au camp de Pithiviers est d’autant plus intéressante qu’on dispose des lettres de mai 1941 lorsqu'il est arrêté dans la première rafle parisienne jusqu’à celles précédant sa déportation, et même le dernier mot jeté du train qui l'emmenait vers la mort. À cette source fondamentale, s’ajoutent les dernières lettres de 26 autres internés des camps du Loiret, de Pithiviers et Beaune-la-Rolande.

Arnaud Delalande et Laurent Bidot adaptent en bande dessinée le témoignage de Joseph Weismann, l'un des derniers rescapés de la rafle du Vél' d'Hiv'. À 11 ans, Joseph a réussi à s'échapper du camp d'internement de Beaune-la-Rolande.

Les 16 et 17 Juillet 1942, plus de 13 000 Juifs, dont une majorité de femmes et d’enfants (4 115 enfants), sont arrêtés à Paris. Les familles sont enfermées au Vélodrome d’Hiver puis internées dans les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande (Loiret). À la fin du mois de juillet, les mères sont déportées à Auschwitz, après avoir été cruellement séparées de leurs enfants.

L'enregistrement des internés au camp de Pithiviers

L'enregistrement des internés au camp de Pithiviers © Photo : Mémorial de la Shoah

Livre : Nous partirons tête haute

Le camp de Rivesaltes

À consulter en ligne

Ce dossier documentaire compile de nombreuses publications de Serge Klarsfeld relatives au sort des Juifs dans ce camp. Un travail d'histoire et de mémoire débuté en 1977. On y trouvera des documents d'archives, les listes des déportés juifs partis de Rivesaltes, des témoignages et des articles de presse illustrant les actions mémorielles conduites sur le terrain. 

Il est disponible à la consultation en ligne sur le site des Fils et Filles des Déportés Juifs de France.

À lire

Avant de devenir entre septembre et novembre 1942 le camp de rassemblement des Juifs de toute la zone libre, Rivesaltes a été un camp pour les étrangers de toutes nationalités et pour les Tsiganes. Dès la création du camp en janvier 1941, les Juifs ont été nombreux dans l'effectif du camp. Au total environ 7 000 Juifs l'auront traversé en moins de deux ans.

Livre : Construction de l'histoire de la mémoire du camp de Rivesaltes le Drancy de la zone libre

Le camp des Milles

À voir

La tuilerie-briqueterie des Milles a longtemps fait la fierté des habitants de ce petit village proche d’Aix-en-Provence. Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, l'usine est réquisitionnée pour devenir un camp d’internement pour étrangers "ressortissants de la puissance ennemie". La tuilerie devient progressivement un lieu de honte, où le pire sera commis à l’été 1942 avec la déportation de plus de 2000 Juifs, dont une centaine d’enfants, vers Drancy puis Auschwitz.

Le camp des Milles

Site-Mémorial du Camp des Milles

Le camp de Gurs

À voir

À Gurs, petit village des Pyrénées-Atlantiques, des dizaines de milliers de personnes ont été internées dans des conditions terribles durant la Seconde Guerre mondiale. Ce documentaire exhume l'histoire de ce qui fut le plus important camp d'internement en France.

À lire

Sandra Butsch et l’illustratrice Katja Hermann reviennent sur le voyage d’études effectué en 2022 par une dizaine de jeunes sur les traces des Juifs allemands internés au camp de Gurs. À travers leur découverte des lieux et leurs rencontres avec les acteurs de la mémoire locale, l’ouvrage interroge la transmission de cette histoire aux nouvelles générations.

Pancarte "Ici se trouvait le camp de Gurs"
Gurs - Photo historique

Gurs © Photo : Mémorial de la Shoah

Le camp de Royallieu-Compiègne

À voir

48 000 déportés sont partis de la gare de Compiègne vers les camps nazis. Tous provenaient d’un camp d’internement allemand, le "Frontstalag 122", situé non loin de là, à Royallieu, un des faubourgs de la ville de Compiègne. A travers plusieurs témoignages, ce documentaire retrace l'histoire et la spécificité de ce camp où furent détenus des opposants politiques et des résistants mais également des civils étrangers et des Juifs. C'est de Royallieu que le premier convoi de détenus juifs partit de France, le 27 mars 1942.

À lire

Cet ouvrage réunit huit textes sur le "camp C", ou "camp juif", de Royallieu, un faubourg de Compiègne à 75 kilomètres au nord de Paris. Grâce à ce volume inédit, le lecteur pourra compléter sa compréhension des terribles conditions d’internement des Juifs dans ce camp de représailles nazi, sous autorité de l’armée allemande.

Vue aérienne du camp de Royallieu

Vue aérienne du camp de Royallieu-Compiègne en 1941 © Photo : Mémorial de l'internement et de la déportation

La déportation des Juifs de France

À consulter en ligne

Le projet Convoi 77 vise à retracer l’histoire de chacun des 1 306 déportés du dernier grand convoi parti de Drancy pour Auschwitz le 31 juillet 1944. Des centaines de lycéens sont invités à mener l’enquête en France et en Europe.

Fruit de plusieurs décennies de recherches menées par Serge Klarsfeld et l'association des Fils et Filles des Déportés Juifs de France, le Mémorial de la déportation des Juifs de France rassemble les noms des Juifs déportés depuis la France, morts dans les camps d'internement français ou exécutés sur le territoire.

Sa nouvelle édition, soutenue par la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, permet notamment d'effectuer des recherches à partir des noms et des lieux d'arrestation des victimes. Le Mémorial est également accessible en ligne grâce à un moteur de recherche.

Ouvrage Mémorial de la Déportation des Juifs de France

La résistance juive

À lire

Écrit par une grande figure de cette résistance, ce livre, qui s’adresse à un large public, a pour objectif de faire reconnaître la réalité de l’engagement armé des Juifs contre les nazis, l’organisation des réseaux juifs de sauvetage et de rendre hommage aux non-Juifs sans l’aide desquels rien n’aurait été possible.

Anonymes, et souvent très modestes, elles furent des "résistantes" au sens propre du terme. Bravant leur statut civil d'infériorité et les stéréotypes qui les entourent, transgressant surtout les lois de Vichy et de l'occupant, ces femmes s'engagent au service de la vie. Par de petits gestes du quotidien, par l'exercice de leur profession, elles apportent leur soutien à des inconnus.  Ces femmes sont, envers et contre tout, des "Sauveteuses" auxquelles l'historienne Cindy Biesse, ancienne boursière de la FMS, rend hommage dans ce livre.

Plus de 600 témoignages dévoilant tout un pan jusque-là peu connu de la Résistance et de la Déportation, à travers l'action salvatrice de 10 réseaux de résistance juifs, ayant permis le sauvetage d'une part importante de la population juive de France.

Sans tomber dans le piège de la victimisation des Juifs ni dans celui de l'héroïsation des combattants de l'ombre, Bernard Suchecky fait découvrir l'histoire de ces hommes et de ces femmes qui, au plus fort de la barbarie nazie, ont résisté avec pugnacité et dignité. 

En juin 1940, devant l’avancée des troupes allemandes, Roger Fichtenberg rejoint les Éclaireurs israélites de France. Après les rafles dans la zone dite "libre" en août 1942, il fonde avec d’autres la branche clandestine du mouvement, la "Sixième". Son totem, "Jaguar", sera son nom de guerre.

Couverture "Les résistances juives pendant l'Occupation"

Les enfants cachés et le sauvetage

À consulter en ligne

Pendant la Seconde Guerre mondiale, plusieurs milliers d'enfants juifs échappent à la déportation en étant cachés dans des familles, des institutions ou des maisons d'enfants. Leur sauvetage repose notamment sur l'action de réseaux juifs, de l'Œuvre de secours aux enfants (OSE), des Éclaireurs israélites de France et de nombreux sauveteurs.

La Fondation a soutenu depuis sa création de nombreux projets consacrés à l'histoire et à la mémoire de ces enfants. Cette sélection rassemble films, ouvrages, témoignages, expositions et ressources permettant de découvrir leurs parcours et ceux de leurs sauveteurs.

À lire

Ils étaient destinés à la mort. Ils ont été cachés et miraculeusement sauvés. Quelles stratégies psychologiques ont-ils adoptées en réponse à l’injonction paradoxale : "Ne sois plus toi si tu veux être" ? Comment en sont-ils restés marqués ? Portrait d’enfants cachés, anonymes ou célèbres, comme Boris Cyrulnik, Serge Klarsfeld, Saul Friedländer.

À la mort de sa mère, Jacqueline découvre dans ses affaires les dernières lettres de son père. Arrêté en juin 1941, il les avait écrites depuis le camp de Drancy avant d’être déporté. Avec le soutien de ses proches, elle commence à lever le voile sur des pans entiers de son histoire.

Grâce au réseau clandestin qu’il met en place au sein de l’Œuvre de secours aux enfants, Georges Garel devient la providence de nombre d'enfants persécutés, promis à une mort certaine par les nazis et leurs collaborateurs. Ses mémoires offrent une radiographie précise et détaillée de l’OSE, dans son organisation et son action.

Cet ouvrage réunit les témoignages de quinze anciens déportés enfants, rescapés de Buchenwald et accueillis en France par l’Œuvre de Secours aux Enfants.

À voir

Pour les 100 ans de l'Œuvre de Secours aux Enfants, Michel Kaptur revient, avec l'historienne Katy Hazan, sur le sauvetage par l'OSE de 5000 enfants juifs durant la Seconde Guerre mondiale. 

Couverture "A la vie ! Les enfants de Buchenwald, du shtetl à l'OSE"

Les Justes parmi les Nations

À l’occasion du 20e anniversaire de l’hommage national rendu aux Justes de France au Panthéon, le 18 janvier 2007, la Fondation pour la Mémoire de la Shoah prépare une sélection de ressources consacrées aux femmes et aux hommes qui ont contribué au sauvetage de Juifs persécutés pendant la Seconde Guerre mondiale.

Cette page sera prochainement disponible.

 

Pour aller plus loin

Le déclenchement, à l’été 1942, des grandes rafles en France, aux Pays-Bas et en Belgique marque le début de la "Solution finale" en Europe de l’Ouest. Le colloque international organisé par le Mémorial de la Shoah entend aborder dans une perspective comparée les opérations menées dans ces trois pays.

À voir

Tourné entre 1976 et 1981 et sorti en 1985, Shoah de Claude Lanzmann constitue une œuvre majeure sur l'extermination des Juifs d'Europe.

Le film donne notamment une place considérable aux lieux de la destruction en Pologne et aux témoignages de survivants, témoins et acteurs du processus d'extermination.

Le film a été numérisé et restauré avec le soutien du CNC et de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Il est disponible en DVD et en vidéo à la demande.

À lire

Après des décennies de recherche, l'historien anglais David Cesarani (1956-2015) a réévalué l'histoire de la Shoah en démontrant que l'extermination des Juifs par Hitler n'était ni expressément planifiée ni inévitable. Ouvrage d'une autorité manifeste, cette synthèse profondément bouleversante est traduite pour la première fois en français.

Fondé sur de nombreuses archives inédites, nourri de voix innombrables (journaux intimes, lettres, mémoires), ce second volume de L’Allemagne nazie et les Juifs déroule l’effroyable scénario qui mène à la "solution finale" et à sa mise en œuvre dans l'Europe occupée. Complicité des autorités locales, soutien actif des forces de police, passivité des populations et notamment des élites, mais aussi promptitude des victimes à se soumettre aux ordres dans l’espoir d’améliorer leur sort ou, à terme, d'échapper à l'étau nazi : c’est cette histoire d’une extrême complexité, au comble de l'horreur, qui est ici relatée avec une maîtrise rare.

L'originalité de cet ouvrage tient dans le fait de rassembler, dans un même volume, des éléments factuels (sur les origines, le déroulement, la géographie de la Shoah), mais aussi des réflexions sur la question mémorielle, ainsi que des contributions sur des questions plus sensibles. L'ambition affichée est de proposer une synthèse précise, à jour et accessible de l’histoire de la Shoah.


Publications des boursiers et anciens boursiers de la FMS

Les boursiers et anciens boursiers nous signalent régulièrement la parution de publications en lien avec les recherches menées grâce au soutien de la Fondation. Relevant de disciplines et de thématiques variées, ces travaux ont tous pour point commun de porter sur la Shoah et les génocides.

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